Bienvenue en Pays de danses

Le 26 janvier prochain, débutera Pays de danses : biennale de danse contemporaine organisée par le Théâtre de Liège, en partenariat avec différents centres culturels de la province de Liège ainsi que le Kulturzentrum d’Eupen, le Cultuurcentrum d’Hasselt et le Vrijthof de Maastricht. Le festival en est à sa septième édition, avec comme pays à l’honneur l’Afrique du Sud, qui succède ainsi à l’Argentine et à la Corée du Sud.

Tour d’horizon de la programmation de cette année.

écrit par

7 janvier 2018

En faisant le choix de mettre an avant l’Afrique du Sud, Pays de Danses envoie un coup de projecteur sur la création contemporaine d’un territoire au passé chargé, dont les danseurs sont animés par un même questionnement fondamental : comment reconstruire une nation dans un pays post-apartheid ?

La programmation de cette année fait donc la part belle à une création engagée, militante, porteuse de messages forts. À l’image de « De-Apart-Hate » de Mamela Nyamza, chorégraphe et activiste pour les droits de l’homme. Son spectacle, présenté pour la première fois en Belgique – davantage performance que composition de danse contemporaine et dont le seul élément de décor est un banc multicolore – questionne la domination masculine et celle de la religion, en Afrique du Sud.

Première représentation belge également pour le Phuphuma Love Minus, un ensemble de onze hommes qui chantent, a capella, des chants puissants aux influences gospels, dans la tradition de l’isicathamiya issue de la culture zouloue. Ces chants son nés clandestinement dans les townships de Johannesburg. Les paroles sont empreintes de tristesse et de douleur : celle d’être seul, opprimé, réduit au silence. En apparence les chants se parent tout de même  d’une forme de gaieté et de célébration de la vie. Une performance plus chantée que dansée même si la chorégraphie est loin d’être absente de la proposition. Celle-ci est d’ailleurs depuis longtemps liée au groupe, qui a été mis sur le devant de la scène par la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin. Un grand moment de découverte semble se profiler.

 

La création belge au rendez-vous

Le festival laisse également une grande place aux productions de la fédération Wallonie-Bruxelles tel « Murmurô + Variatie » de Fré Werbrouck & Lise Vachon, un portrait de femme traversé par la figure de la sorcière, un questionnement du corps et de la liberté. Il s’agit du dernier volet de la trilogie des « Variations sur l’immobile », après Sillon et Phasme.
Au niveau belge cette édition sera également marquée par la venue de deux grands noms de la danse en Belgique : Jan Fabre et Anna Teresa de Keersmacker. L’anversois mondialement connu, proposera avec « Belgian rules/ Belgium rules » un voyage déjanté – de plus de trois heures et sans entracte (!) – dans une Belgique folle et complexe. L’atelier de confection du Théâtre de Liège a réalisé pour lui les costumes endossés par les interprètes de cette épopée.

 

Anne Teresa de Keersmacker quant à elle, dansera sur les Suites pour violoncelles de Jean-Sébastien Bach dont les notes résonneront grâce au violoncelliste Jean-Guihen Queyras. Un grand moment de lien entre danse et musique en perspective.

 

Le festival propose en tout plus de 25 spectacles, dont deux propositions hip-hop – nouveauté cette année – et des programmations pour enfants à partir de cinq ans. Des navettes sont organisées entre les villes de Liège-Huy, Liège-Maastricht et Liège-Hasselt.

Rendez-vous sur le site du Théâtre de Liège pour y découvrir la programmation complète ainsi que les informations pratiques.

LIENS VERS L’ARTISTE

Actualité

Pays de danse : du 26 janvier au 24 février 2018.

Crédits :

©Zanele Muholi

©John Ho gg

©Wonge Bergmann

©DG 2017

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